Les orignaux sur la route, c’est frappant!

Un danger de plus en plus présent
Heurter un orignal ou un chevreuil sur la route, voilà la hantise de bien des automobilistes. On dit que les périodes les plus à risque pour ce genre de rencontre sont l’aube et le crépuscule, en juin et juillet, et en octobre et novembre. Pourtant, un tel accident peut arriver à toute heure du jour ou de la nuit, et à n’importe quel moment de l’année! Vous avez l’impression que ces collisions arrivent plus souvent depuis quelque temps? Vous n’avez pas tort. Une des raisons invoquées pour cela est qu’une série d’hivers plus doux a permis à la population des cervidés, les cerfs principalement, de croître de manière significative, ce qui occasionne évidemment plus de circulation de ces bêtes sur le bord de nos routes. On pourrait aussi sans doute parler d’étalement urbain, de l’habitude qu’ont certains citoyens de nourrir les animaux et du fait que les bêtes que l’on dit sauvages le sont parfois de moins en moins…

Conseils pour minimiser les risques de collision ou prévenir les blessures graves :

  • Au volant, assurez-vous de demeurer alerte et sobre.
  • Gardez votre ceinture de sécurité bouclée en tout temps.
  • À la nuit tombée, conduisez moins vite : vous aurez plus de temps pour réagir à l’imprévu.
  • Observez les panneaux annonçant des passages d’orignaux. Ils ne sont pas placés au hasard : ils indiquent les zones à risque élevé.
  • Balayez du regard les deux côtés de la route le plus loin possible devant vous. Vous avez un passager? Il peut aussi ouvrir l’œil.
  • Gardez votre pare-brise propre.
  • Maintenez vos phares propres, particulièrement en hiver, et bien ajustés. Le soir, conduisez avec vos feux de route lorsque cela est possible.
  • Prenez garde aux secteurs où la visibilité est réduite, par exemple dans les pentes et les courbes, ou aux bordures de route où la végétation est particulièrement dense.

Si vous voyez un cervidé, un cerf principalement, sur le côté de la route, il y a fort à parier qu’il ne soit pas seul. En effet, cette espèce se déplace souvent en petits groupes. Et n’oubliez pas que les animaux sont très imprévisibles. Un orignal ou un cerf qui broute tranquillement près d’un fossé pourrait s’élancer devant votre véhicule juste comme vous arrivez à sa hauteur.

Collision inévitable? Sachez quoi faire!
Malgré votre vigilance, il se pourrait que la collision soit inévitable. Dans ce cas, vous pouvez à tout le moins minimiser les risques de blessures graves en gardant en tête les directives suivantes :

  • Ne déviez pas de la route et tenez solidement votre volant.
  • Utilisez votre klaxon – cela pourrait faire fuir l’animal.
  • Appuyez fermement sur les freins ou, si vous en avez le temps, pompez vos freins ou actionnez vos clignotants d’urgence pour avertir le véhicule qui vous suit du danger imminent.
  • Stoppez votre véhicule lentement et de façon contrôlée.

Bien sûr, nul ne veut frapper un cervidé de manière intentionnelle, mais souvent, il vaut mieux heurter l’animal que de chercher désespérément à l’éviter. Parmi les gens qui sont blessés ou tués à cause d’un animal sur la route, beaucoup le sont en déviant de leur voie, et en frappant alors un autre véhicule ou un obstacle fixe.

La meilleure prévention? Vous-même!
Il n’existe aucun moyen infaillible de tenir les cervidés à l’écart des routes et des véhicules qui y circulent. Certains gadgets, comme le sifflet à chevreuil, existent sur le marché mais aucune preuve scientifique n’a jamais pu démontrer leur utilité réelle. En outre, il est à craindre qu’ils créent un faux sentiment de sécurité chez les automobilistes et mènent à encore plus d’accidents.

Votre respect des limites de vitesse et votre attention totale sur ce qui se passe sur la route constituent, en tout temps, les éléments clés d’une conduite préventive efficace : votre meilleur atout pour éviter les accidents en tout genre!

CAA-Québec, novembre 2006

Référence du texte www.caaquebec.com