L’entretien printanier d’un véhicule, bien plus qu’un simple shampooing

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Nos longs et rigoureux hivers sont difficiles non seulement pour nous, mais aussi pour les systèmes qui assurent la sécurité et la fiabilité de nos véhicules. L’entretien printanier doit donc aller plus loin que la simple apparence.

Même si vous procédez d’abord, probablement, à un lavage en règle de l’extérieur et de l’intérieur de votre voiture, mini-fourgonnette, véhicule utilitaire sport ou camion, n’oubliez surtout pas d’inspecter attentivement ses systèmes mécaniques pour vous assurer qu’ils sont prêts à faire face aux chaudes journées d’été, en particulier si votre véhicule est moins récent ou si le kilométrage est élevé.

Vous pouvez confier cette tâche à votre technicien en entretien – de nombreux ateliers offrent des forfaits d’entretien printanier – mais vous pouvez déceler vous-même des problèmes possibles par quelques simples vérifications, puis demander à un pro de s’en occuper au besoin.

Il est recommandé de laver régulièrement votre véhicule pour réduire les risques de corrosion, mais si vous ne l’avez pas fait, lavez-le avant de procéder à votre inspection afin de détecter les signes d’endommagement ou de problèmes.

Lorsque vous faites vous-même le nettoyage printanier, vous pouvez enlever le sel et le sable accumulés à des endroits qui sont négligés . N’oubliez pas le radiateur, que des débris peuvent partiellement obstruer. Une vaporisation fine et une brosse assez douce à longs poils peuvent être utiles, mais allez-y doucement afin d’éviter d’endommager les faisceaux. Cherchez les signes de corrosion ou de fuites.

Lorsque le moteur est au repos et froid, vous pouvez nettoyer le compartiment avec un nettoyant en vaporisateur spécial pour moteur, puis rincez (en évitant une vaporisation à pression élevée des pièces électriques). Ainsi, le moteur aura bel aspect et vous pourrez détecter certains problèmes.

Les durites et tuyaux doivent être fermes plutôt que mous, sans craques évidentes. Aucun signe de fuite ne doit être apparent aux raccordements. Les courroies ne devraient pas être craquelées, effilochées, sèches ou lustrées. La tension doit être ferme, sans être trop serrée.

Le moteur doit être entièrement refroidi avant de vérifier le niveau du liquide de refroidissement. Il suffit généralement de jeter un coup d’oeil au réservoir, qui porte des marques de niveaux maximum et minimum. N’enlevez jamais le bouchon de radiateur lorsque le moteur est chaud. Si le niveau du liquide est bas, vous pouvez ajouter un mélange moitié-moitié d’antigel et d’eau, mais il est conseillé de vérifier le niveau quelques jours plus tard. S’il a baissé ou si vous remarquez du liquide sous le véhicule, il y a probablement une fuite dont il faut s’occuper. Le Conseil Entretien Auto recommande de vidanger le système de refroidissement et de remplacer le liquide tous les deux ans, car les produits chimiques actifs se décomposent au fil du temps.

Une vérification visuelle sous le véhicule – n’allez pas dessous si vous ne possédez pas les connaissances et l’équipement requis – peut révéler que le silencieux ou une pièce cachée de carrosserie a été endommagée par des débris routiers. Cherchez aussi les fuites, particulièrement des liquides de frein et de transmission et de l’huile à moteur.
Après avoir vérifié la pression des pneus, faites un court essai routier. Comme nous tendons à compenser les problèmes lorsqu’ils se développent, adoptez une approche analytique. La pédale de frein doit être ferme et ne pas bouger de plus d’un centimètre ou deux. Si la course de la pédale est trop grande, si vous devez pomper la pédale ou si le véhicule tire d’un côté, faites-le inspecter sans délai.

Conduire en ligne droite en tenant légèrement le volant peut vous alerter à un problème de réglage de la géométrie. Il ne doit pas y avoir de louvoiement, ni de tirage lors du freinage. Si la réponse au volant n’est pas directe et linéaire et si le roulis de la carrosserie et la réaction aux bosses semblent incontrôlés, ou encore si vous entendez des bruits sourds, certains composants peuvent être usés ou avoir été endommagés par les conditions routières hivernales.

Il faut aussi éviter d’accumuler le kilométrage sur chaussée sèche sur les pneus d’hiver qui vous ont tenu en sécurité, car leur efficacité diminuerait alors rapidement. Il ne faut jamais rouler toute l’année sur des pneus d’hiver, car ils assurent moins de traction que les pneus d’été, surtout s’ils sont partiellement usés. La circulation routière par temps chaud peut faire surchauffer leur bande de roulement plus rugueuse fabriquée de composés plus mous.
Si vous réutilisez les pneus d’été de l’année précédente, demandez à l’installateur de les vérifier attentivement: usure de la bande de roulement, état et équilibrage. Si vous avez gardé vos pneus d’été sur vos «bonnes» jantes en alliage et que vous les installez vous-même, vérifiez le gonflage et serrez correctement les écrous de roue.
Entreposez vos pneus préférablement dans des sacs de plastique et à l’abri de l’ensoleillement direct, afin d’éviter les surprises, l’automne prochain.

Si vous n’avez pas remplacé vos balais d’essuie-glace l’automne dernier, un dur hiver aura sérieusement réduit leur efficacité. Si vous avez utilisé des balais d’hiver, n’oubliez pas de réinstaller les balais d’été. Si vous avez des doutes au sujet des choses que vous avez décelées pendant votre inspection printanière, faites-les vérifier par un technicien en entretien compétent.

De toute façon, c’est un moment propice d’aller visiter votre technicien pour lui faire faire la vidange d’huile et la mise au point du printemps ou, tout simplement, pour avoir l’esprit tranquille après avoir consulté un pro pour vous assurer que vous n’avez rien manqué qui pourrait vous causer des problèmes au cours de l’été long et chaud (espérons-le) qui vient. En passant, il est aussi recommandé de faire l’inspection annuelle de votre système de climatisation, en particulier si le véhicule n’est pas récent.